Où est passé le passant....
Où est le passant
Celui qui traversait le champ
Le champ visuel , de vos regards indolents
Où est ce passant, passé d’un pas insouciant
De mes yeux captif, silencieux (il est)
De mon corps (il a)
Ces cheveux d’or roux ces yeux pers si clairs
* mer des Antilles au soleil qui brille*
Subtil regard qui pétille.

La trace de ses pas " passé, présent "
je suis.... car j’y ressens sa Vie
Présent Ô! Maître absolu de la constance!
Futur et Passé, faibles subordonnés
à la mémoire soumis (l’imaginaire étourdi)
Que m’importe l’illusion de l’absence!
L’homme (enfant) ce fascinant passant
Est.. comme .. Je Suis
Non d’un vain dérisoire passé...
Le passant n’est jamais (passé)
car toujours il ( Est )
Présent immuable
Toi seul n’a rien d’illusoire!
Un seul Regard
Je regardais l'homme, qui semblait chercher au milieu
de cette dense foule, aux regards......
" intenses, furtifs, directs, évasifs; aux yeux marrons, verts, noirs,
bleus "
Il cherchait, observait, scrutait, attentif et si concentré!
Mais étrangement émanait de lui un grand calme, parmi tout ces gens et
ce bruit assourdissant, comme si ce qui l'entourait
de turbulent ne l'atteignait
nullement!
Assise depuis un bon moment je me levai les jambes légèrement engourdies,
une chaleur torride sévissait sur la région depuis deux longues semaines.
Le soleil arrivé au zénith, je sentis la tête me tourner et
me retins au banc
pour ne pas tomber.
Le temps que le malaise se dissipe,
une multitude de regards s'était posé sur
moi!
Le visage en feu je levai la tête et les jambes encore tremblantes,
je
m'efforcé de
marcher loin de tout ces yeux aux regards inquisiteurs!
Quand je me fus assez éloignée pour mieux respirer,
je pris conscience d'avoir moi même eu le réflexe
à chaque fois dans ce genre de situation et me demandai
(l'homme) qui regardait sans savoir que je l'observais..
Où donc était-il
passé.....?
Curieusement.. après tant d'années je continue de chercher son
regard dans la foule qui m'observe.. mais sans plus vraiment m'atteindre.
Le bruit la voix les mots
s'estompent balayés par l'inconstance ' l'éphémère'.....
Un seul regard ne s'oubli !
À rêver l'espace d'une Vie.. D'intensité il suffit.
Si tu vois des yeux rêveurs, un sourire tout de douceur..
Songe qu'à la source de ce bonheur...
Pourrait bien être, simplement ton ( Regard )
© Michèle Fortin