Hurlement à la Vie
Jamais chant d'Amour, ne fût si ardent...
Cet hymne sublime, qui jamais n'en finit...
Cette ode à la Vie, bien au delà du temps.
Oui j'ai pleuré dans ma nuit, quand l'espace d'un moment,
j'ai totalement ignoré mes croyances !
Me laissant engloutir, dans le puit sans fond d'une tristesse infinie..
Sentiment sournois et destructeur de cette soif insatiable de Vivre'
qui anime mon être.
Un instant, un moment, je ne sais...
La mort cette maligne illusion, m'a perfidement aveuglée !
À travers mes larmes je voyais le monde floue, sans consistance....
Anéantie, en pleine errance.......
Quand au sein de la nuit, j'entendis le solitaire Hiboux .
Ce Sage nocturne qui me demanda'
- Pourquoi tant de larmes, pluie lancinante se déversant
de tes yeux à en dessécher ton Âme.....
Bientôt le Huard chantera aux brumes d'un nouveau jour..
Tu verras le Cerf boire à la rivière et l'Aigle planer haut dans le ciel..
Aux premiers rayons même d'un pâle soleil , tes yeux bleus tourneront au vert
car la nature s'est à nouveau réveillée après ce si long hiver !
Et puis dis moi petite, n'est-ce pas toi qui a écris (Démystifier la Mort)
Toi qui as vu s'envoler ton père, ta mère
et tant d'autres que tu aimais si intensément......
Toi qui as connu, vu et es revenue de cet envol !
Toi qui as toujours proclamé que la mort n'existe pas !
Ce que tu ne sais pas, est que je t'ai vu assise par terre tenir sa tête
et la caresser lui murmurer des mots d'amour...
Pendant que cette injection, abrégeait ses souffrances.
Et ton coeur qui battait bien trop fort, quand le sien s'arrêtait.
Oui j'ai tout vu, même ton âme prête à s'envoler avec elle !
Tu l'a aimé au point de la laisser partir
et tu sais très bien que jamais elle ne te quitte d'un pas..
Alors regardes, sens, entends.. aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur
" Elle est Vivante"
Le sage Hiboux à tire d'ailes repartit vers la grande Forêt,
me laissant sur ces mots dont je ne doutais '
Car ma Vie en était et doucement la douleur s'éloigna...
Alors je vis, entendis, sentis tout ce qu'il m'avait dit.
Ma douce Kelly était là...
Dans le Cerf s'abreuvant à la rivière...
L'Aigle planant si haut dans le ciel et le sublime chant du Huard,
qui depuis toujours avait su combler mon Âme...
Je la vois courir (Vivre Libre enfin) sans fin....
Et je fus à nouveau témoin, du Miracle qu'est la Vie!
Vous mes semblables les humains'
Sachez que les animaux (eux) ne vous trahiront jamais
et nous aimeront absolument, sans conditions.
Fidèles ils sont !
© Michèle Fortin